Val-d’Oise : endettée, elle risque de perdre sa maison aux 100 animaux

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Menacée d’expulsion, Marlène Delrieux lance un ultime appel aux dons pour sauver sa demeure et garantir un toit pour la centaine d’animaux qu’elle garde chez elle. La justice pourrait prononcer la vente de son bien lundi.

« L’autre jour, j’ai encore récupéré un yorkshire qui traînait dans la rue. La veille, c’était des lapins, indique Marlène Delrieux. Quand les gens trouvent des animaux, ils me les amènent car j’ai un lecteur de puce. » Cette habitante de Luzarches a fait de sa maison un véritable refuge pour animaux. Mais elle pourrait bien le perdre dans les prochains jours.



Le tribunal de Pontoise doit en effet rendre sa décision le 25 mars en ce qui concerne son surendettement. La justice pourrait prononcer la vente de la maison. « Si le juge décide ça, je me retrouve à la rue avec tous ces animaux », s’inquiète-t-elle. Or, elle en a des dizaines. Elle lance un ultime appel aux dons pour tenter d’éviter ce scénario.





« Je suis endettée à hauteur de 93 000 € », explique-t-elle. En 2008, elle se retrouve en invalidité et décide de consacrer tout son temps aux animaux qu’elle recueille, mais aussi une grande partie de ses revenus (un peu plus de 1 000 € par mois). « Quand j’avais des gros frais vétérinaires, je faisais un crédit à la consommation. Je n’avais pas le choix », confie-t-elle. Bientôt, elle ne peut plus rembourser le crédit pour sa maison. Pour l’aider, elle a mis en place une association « Cœur de chien libre ». Elle compte une poignée de bénévoles qui l’aident à prendre soin des animaux.

Une cagnotte a permis de récolter 20 000 €

Quand son dossier de surendettement est arrivé au tribunal, ces derniers se sont mobilisés. Une cagnotte a été mise en place et a permis de récolter près de 20 000 €. Une pétition a été signée par plus de 21 000 personnes. « Mais ça ne suffit pas, avance-t-elle. Avec la cagnotte, j’espère pouvoir rembourser les dettes personnelles et une partie de la maison. Le juge renverrait mon dossier à la Banque de France, devant la commission de surendettement. » Elle juge toutefois cette éventualité peu probable. « 20 000 €, c’est trop faible pour une dette de 93 000 € m’a dit mon avocat, on espère arriver à 50 000 € pour faire une proposition correcte », ajoute-t-elle.

L’autre argument que Marlène Delrieux a fait a fait valoir est la perte de la valeur de son logement. Quand elle a acheté cette petite maison de 45 m² donnant sur le vallon de Roquemont, elle a dû débourser 150 000 €. Mais depuis le plan d’occupation des sols adopté en 2011, le terrain a été rendu inconstructible. « Je me retrouve avec un bien qui a perdu de sa valeur », souligne-t-elle. Si elle arrive à le démontrer au juge, cela pourrait influer sur sa décision.

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