Une jeune femme vend sa virginité aux enchères pour 1,2 million d’euros

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Une jeune femme a vendu sa virginité aux enchères pour plus d’un million d’euros. Le juste prix ou le casse du siècle ?

Alexandra Khefren est roumaine, mannequin, et elle a 18 ans. Et bientôt, elle sera millionnaire.

Elle n’a pas monté sa start up ni gagné au loto. La jeune femme a tout simplement décidé de vendre aux enchères sa virginité. Je dis « tout simplement », mais l’affaire serait un poil complexe en droit français.

L’agence d’escorte utilisée par Alexandra pour réaliser la transaction est allemande, pays dans lequel les maisons closes sont légales. En France, la loi de lutte contre le système prostitutionnel pénalise le client d’une telle transaction.

En effet, il y a fort à parier que l’agence d’escorte qui assumerait ouvertement de prendre en charge cette vente serait passible de poursuites pour proxénétisme (car elle empoche au passage une grasse commission).

Mais au-delà du droit, et du débat moral qui entourent la question de la prostitution, arrêtons-nous sur le cas particulier de cet « argument de vente », si j’ose dire : la virginité.




La virginité, un fantasme (visiblement) très populaire

L’agence organisatrice de cette juteuse transaction n’en est pas à sa première vierge, selon Libération qui l’a contactée :

« L’agence va jusqu’à se vanter cyniquement d’être la première agence à connaître le succès avec le business des vierges, et d’avoir reçu pas moins de 400 candidatures.

Elle dit prendre 20% de commission pour gérer les enchères et accompagner les jeunes femmes au rendez-vous, et assure faire passer un test psychologique aux candidates :

« On n’accepte pas de femmes qui sont encore jeunes dans leur tête. »
Selon notre interlocuteur, Alexandra Khefren aurait passé un examen médical pour prouver sa virginité. »

Mais la virginité, c’est quoi?

J’imagine aisément que par examen médical, on entend vérifier que l’hymen est intact. Car il n’existe pas d’autre examen médical d’attestation de la virginité. Sauf que l’état de l’hymen n’est absolument pas une preuve de l’absence de pénétration.

Rappelons en effet qu’une gymnaste, une danseuse, une cavalière pour ne citer que les cas les plus évidents, peuvent avoir endommagé leur hymen par la pratique de leur sport.

Et comme l’hymen n’est pas un standard installé en série à la chaîne de montage, devinez-quoi : il existe autant d’hymens différents que de vagins, qui obstruent plus ou moins l’entrée dudit vagin, et il est tout à fait possible de n’avoir jamais eu de rapports sexuels, tout en ne saignant pas lors de la première pénétration par un pénis en érection.

Fou, non ? Mais donc, d’où vient cette hype de la vierge, sur le concept d’être « le premier » ?




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