Un Mayennais créé une maison close de poupées en silicone au Mans

0
82

Benoît, 27 ans, originaire de la Mayenne vient de monter une maison close de poupées en silicone dans la ville du Mans. Un commerce légal sur le marché du sexe, très répandu en Europe.

C’est un business tout à fait particulier mais florissant. Au Mans, dans la Sarthe, un jeune homme originaire de la Mayenne vient d’ouvrir une maison close avec des poupées en silicone, Les Marquises Dolls. Benoît, 27 ans, préfère cependant le terme « d’espace de divertissement »Un commerce tout à fait légal, son entreprise étant référencée au tribunal de commerce, et qui émerge en Europe. 



Le Mayennais, tout droit sorti d’un établissement de paiement au Luxembourg après avoir été diplômé de l’école de commerce de Paris, a vu dans ce genre d’établissement une véritable opportunité de marché. « C’est une niche. Si cela fonctionne ça peut être un projet intéressant. Cela a percé un peu partout en Europe. Je suis allé en Allemagne, en Espagne, poser des questions à des gens qui se sont déjà lancés » raconte Benoît. Au Mans, l’endroit exact de la maison close ne vous ait donné que lorsque vous réservez une poupée en silicone. Discrétion oblige.

Ginger, Keira, Hermaphrodia

Le Mayennais revendique pour l’instant deux ou trois clients par jour. « Ce sont des personnes célibataires par exemple, qui ont un manque et qui viennent chercher un peu de désir avec les Dolls. Mais c’est aussi des couples qui viennent chercher autre chose » continue l’entrepreneur. La relation sexuelle n’est évidemment pas obligatoire. « Au Japon c’est très commun de louer une poupée juste pour lui parler et être avec quelqu’un » détail l’entrepreneur.


Benoît a installé plusieurs chambres aux Marquises Dolls. La location de Ginger, Kendra, Keira ou encore Hermaphrodia coûte 48€ la demi-heure. Les chambres possèdent un lit et une télévision où un film adulte est diffusé. Si les poupées en silicone existent depuis longtemps d’après Isabelle Mariaud, sexologue à Changé, le concept pose toutefois un problème éthique d’après elle. « La poupée on peut l’avoir chez soi d’accord, mais le souci peut-être c’est que ce soit ici institutionnalisé. On sort du domaine intime. Est-ce que demain on pourra des rapports sexuels avec une poupée dans la rue, parce que justement ce n’est pas un humain ? » s’interroge la professionnelle. 

Répondre

Entrer votre commentaire
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.