Tarn-et-Garonne : un Shar-Peï retrouvé mort attaché à un arbre, sa maîtresse sera jugée en juin

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Ce jeune shar-peï mâle âgé d’un an n’avait aucune chance de s’en tirer. Attaché avec sa laisse à un petit arbre dans un bois sur la commune de Corbarieu, dans le Tarn-et-Garonne, son corps amaigri et sans vie a été découvert au matin du 23 décembre par un chasseur. L’animal semblait avoir lutté pour s’échapper comme en témoignent ses pattes entravées par sa laisse, et la branche qui le retenait, tombée au sol, probablement brisée par les tentatives du prisonnier. Malheureusement, le jeune shar-peï n’est pas parvenu à briser ses liens scélérats. Il a été retrouvé la tête reposant sur la branche qui le maintenait captif, mort.



M.Cagnac, garde-chasse à Saint-Nauphary est intervenu sur les lieux à la demande du chasseur qui avait fait la découverte. C’est lui qui a alerté les gendarmes. Il raconte : « Le chien était attaché à un arbre avec sa laisse, une très jolie laisse, reliée à un collier. Son corps était amaigri mais n’était pas encore marqué par la putréfaction. J’avais pris mon lecteur de puces. Je pensais que celui qui avait abandonné ainsi son chien n’avait certainement pas laissé sa signature. Et pourtant, le chien était bel et bien pucé ».

Le garde-chasse a enlevé le corps de l’animal et l’a placé à la demande des gendarmes dans un congélateur jusqu’à ce que l’autopsie puisse être pratiquée par un vétérinaire. Cet examen a révélé ce qu’on pouvait redouter : le shar-peï est mort de faim et de soif. De leur côté, les enquêteurs n’ont pas été longs à remonter jusqu’à la propriétaire de l’animal puisque le chien était effectivement pucé et donc répertorié auprès de la société centrale canine.

La propriétaire citée à comparaître le 12 juin prochain

Entendue par les gendarmes, la maîtresse de l’animal qui a simplement expliqué qu’elle ne désirait plus avoir d’animal, devra assumer ses responsabilités pénales le 12 juin prochain devant le tribunal correctionnel où elle sera poursuivie pour abandon volontaire d’un animal. Le Code pénal considère l’abandon comme un acte de cruauté, au même titre que la maltraitance animale. Un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.




De leur côté, les défenseurs des animaux ont vivement réagi, dénonçant une nouvelle tragédie animale après celle de Nikita. On se souvient du calvaire de cette jeune chienne pincher qui avait été tirée derrière le véhicule de sa maîtresse entre Grisolles et Montauban jusqu’à ce que mort s’ensuive, en février 2018. À l’issue de sa condamnation à 300 € d’amende devant le tribunal correctionnel en août dernier, la propriétaire avait dû quitter le tribunal sous protection policière face aux défenseurs des animaux ulcérés.

La présidente du refuge « Les Oubliés de Saint- Béart » qui avait révélé la longue agonie de Nikita dans nos colonnes, se dit révulsée par ces derniers faits, par la mort de ce jeune shar-peï dans des conditions insupportables. « Je suis allé déposer plainte mercredi à la gendarmerie de Moissac dans le but de nous porter partie civile aux côtés de 30 millions d’Amis, explique Mme Fletta. Il ne faut pas rester silencieux face à de tels faits.C’est catastrophique. Si l’on veut se débarrasser de son animal, il existe tout de même d’autres solutions que cette cruauté ».

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