Stains : le chien végétait dans ses excréments

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Le propriétaire d’un animal était jugé ce jeudi pour maltraitance. Il laissait régulièrement l’animal enfermé dans une camionnette pour, expliquait-il, « éviter de se le faire voler. »

Un animal abandonné dans une camionnette au milieu de pneus, de palettes, de cartons, de pots de peinture… et de ses excréments. Ce jeudi, un homme a été présenté au tribunal de police de Bobigny, dans le cadre de mauvais traitements infligés sur un chien de race, croisé berger.

Les faits avaient été constatés le 26 février 2018 à Stains. Les fonctionnaires de police avaient été appelés par le voisinage afin de venir en aide à la bête, enfermée dans ce véhicule stationné en lisière du parc de La Courneuve. Difficile de savoir combien de temps ce chien est-il resté enfermé à cet endroit.



Il a survécu grâce à la générosité du voisinage

Privé d’eau et de nourriture, il était maigre, avec des os bien visibles au niveau des cotes et des hanches. A leur arrivée, les policiers l’ont découvert dans un utilitaire Ford servant de débarras.

Durant environ deux ans, ce chien « ne pouvait pas s’allonger convenablement dans la camionnette », explique l’association Stéphane Lamart, de défense des droits des animaux, qui s’est constituée partie civile. « Il a survécu grâce à la générosité du voisinage qui l’a abreuvé et nourri pendant tout ce temps-là », poursuit-elle.

Lors de son audition au commissariat, le propriétaire du chien, âgé d’une trentaine d’années, a reconnu une partie des faits. D’après lui, il laissait son chien « dans le camion pour éviter de (se) le faire voler […] Je le mets à partir de 4 heures du matin quand je pars au travail. Ensuite, mes enfants s’en occupent. Ils le sortent et le remettent dans le camion. »




Dans le camion… ou sur le balcon

Mais il a aussi indiqué au tribunal qu’il gardait régulièrement son chien dans son appartement, rue de la Vieille-Mer, en l’enfermant sur le balcon. « Ce n’est pas mieux, car cela constitue également une infraction », explique Laura Maduro.

L’officier du ministère public a demandé la condamnation du prévenu au paiement d’une amende de 500 €. Le chien, saisi, a été confié à l’association Stéphane Lamart, qui demande de son côté 800 € de dommages et intérêts, 500 € de frais judiciaires et 70 € de remboursement des frais vétérinaires. L’affaire a été mise en délibéré au 14 mars.

Le chien, qui aura bientôt cinq ans, est désormais hébergé au « refuge des orphelins » géré par l’association à Aunay-sur-Odon, dans le Calvados.

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