Six personnes soupçonnées d’avoir préparé une action contre Emmanuel Macron interpellées

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Une enquête a été ouverte après la découverte d’un projet d’action violente contre le président de la République. Ce projet était imprécis et mal défini.



Plusieurs interpellations ont été réalisées ce mardi matin dans le cadre d’une enquête sur des menaces contre le président de la République. Selon nos informations, l’opération menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a conduit à l’arrestation de six personnes, âgées entre 20 et une soixantaine d’années, en Isère, en Ille-et-Vilaine et en Moselle. Cette enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris du chef d’association de « malfaiteurs terroristes criminelle ».

Les investigations conduites par la DGSI visent un projet, imprécis et mal défini à ce stade de l’enquête, d’action violente contre Emmanuel Macron, précise par ailleurs une source proche de l’enquête. Ces interpellations, préventives, concernent cinq hommes et une femme connus de la mouvance d’ultra-droite. Les enquêteurs vont maintenant devoir préciser la nature exacte de la menace et sa réalité. C’est tout l’objet des investigations qui ne font que commencer.

La menace de l’ultradroite

Il y a un an, dix personnes gravitant autour de l’extrême-droite avaient été interpellées dans les Bouches-du-Rhône et en Seine-Saint-Denis. Ils avaient projeté un attentat contre des personnalités politiques: Christophe Castaner, qui n’était pas encore ministre de l’Intérieur, et Jean-Luc Mélenchon. Ces individus étaient en lien avec Logan N., interpellé en juin 2017. Ce dernier, militant de l’ultradroite, était fiché S. Cerveau de ce projet d’attaque imprécis, il avait été repéré alors qu’il gérait la page Facebook à la gloire du terroriste Anders Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011.




Les services de renseignement surveille de près les menaces de l’extrême-droite.  En 2016, déjà, l’ancien patron de la DGSI Patrick Calvar, auditionné par des députés, alertait estimant que « l’ultradroite n’attend que la confrontation [avec l’islamisme radical]. (…) ». Il craignait alors une « radicalisation » de la société.

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