Serge Dassault, industriel, patron de presse et ancien sénateur est mort

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French newpapers Le Figaro's owner Serge Dassault stands on the tarmac at the military aiport of Villacoublay outside Paris on March 2, 2012, as he waits for the plane carrying French journalist Edith Bouvier and photographer William Daniels. Bouvier, 31, and Daniels, 34, escaped to Lebanon after being trapped for days under bombardment in the flashpoint Syrian city of Homs. Le Figaro newspaper reporter Bouvier has multiple fractures from a February 22 rocket attack on a rebel makeshift media centre in Baba Amr in Homs in which US veteran reporter Marie Colvin and French photographer Remi Ochlik were killed. Another journalist wounded in the attack, British photographer Paul Conroy, was evacuated to Lebanon on February 28, 2012. AFP PHOTO / THOMAS SAMSON / AFP PHOTO / THOMAS SAMSON

Industriel de l’armement et quatrième fortune de France, Serge Dassault est mort lundi à 93 ans. Patron de presse et homme politique, il a été mêlé à plusieurs affaires de corruption.

Le milliardaire Serge Dassault, qui a présidé à l’essor du groupe aéronautique Dassault, un des fleurons de l’industrie d’armement française, est mort d’une « défaillance cardiaque » lundi 28 mai, à l’âge de 93 ans, ont annoncé sa famille et le groupe Dassault.

Dans un communiqué diffusé lundi soir, le président du Medef Pierre Gattaz déplore « une grande perte pour notre pays ».

« Serge Dassault était un véritable capitaine d’industrie, visionnaire et courageux. Il aura marqué son temps par son engagement infatigable au service de l’économie. »

Serge Dassault naquit le 4 avril 1925, à Paris. Il est le fils de Marcel Dassault et de Madeleine Minckes. Son père fut déporté à Buchenwald en août 1944 pour avoir refusé d’apporter aux nazis son savoir-faire aéronautique — il avait créé la Société des avions Marcel Bloch en 1928. Il en réchappera grâce à l’aide d’un codétenu, Marcel Paul, membre du Parti communiste.

En 1946, la famille Bloch prend le nom de Dassault puis, en 1950, se convertit au catholicisme. Après ses études secondaires, Serge Dassaul entre à l’Ecole polytechnique en 1946. Puis rejoint l’Ecole nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace (SupAero), dont il est diplômé en 1951. Il est aussi diplômé de HEC. Le 5 juillet 1950, il épouse Nicole Raffel, avec laquelle il aura quatre enfants.

De nombreux mandats politiques

En 1951, il entre à Générale aéronautique Marcel-Dassault, comme ingénieur, au bureau d’études des avions de série. Nommé directeur des essais en vol en 1955, puis directeur de l’exportation quelques années plus tard, il œuvre ensuite, sous la houlette de son père, au développement du groupe industriel Dassault, qui équipera notamment la force de dissuasion aérienne avec le Mirage-IV. Mis en service en 1964, l’avion fut le premier vecteur de la « triade » de la dissuasion de l’époque (au côté des missiles balistiques et, plus tard, des sous-marins nucléaires).

Le Mirage F1 entre, lui, en service en 1974. C’est un grand succès industriel et à l’export. Outre la France, 473 exemplaires équipent les armées de l’Air de plusieurs pays d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient.

Parallèlement, Serge Dassault se lance en politique. Il se présente aux élections municipales de 1977 à Corbeil-Essonnes, et aux législatives de 1978 et de 1981. Ce seront trois échecs. Il est finalement élu au poste de conseiller municipal en 1983 à Corbeil-Essonnes. Les mandats s’enchaînent alors : conseiller régional en 1986 et en 1992, conseiller général de l’Essonne en 1988 et 1994.




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