Seine-et-Marne : «Mon chien-loup Jinko s’est pris trois balles derrière la tête»

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Marie devait passer quelques jours de rêve à La Réunion. Mais son séjour a pris une tournure pour le moins triste. Sa chienne de 4 ans, placée pour l’occasion chez l’éleveuse qui l’a vue naître, en Seine-et-Marne, a subitement disparu samedi lors d’une balade. «Elle se promenait dans les champs, avec un petit groupe de chiens. Tout en jouant, ils se sont éloignés d’elle et sont entrés dans les bois. Mais lorsqu’elle les a rappelés, ils sont tous revenus, sauf Jinko, ma chienne», explique Marie, qui a été immédiatement avertie de la situation.



Lætitia, l’éleveuse, n’a dès lors eu de cesse de rechercher l’animal, un chien-loup de Saarloos. «Disparaître de la sorte, ça ne lui ressemble pas. Ainsi, nous savions que quelque chose lui était arrivé… Mais quoi? J’ai imaginé tous les scénarios possibles, y compris qu’elle avait pu tomber dans une rivière et être emportée par le courant, mais ce que je redoutais le plus est finalement ce qui s’est réellement produit», raconte Marie.

Trois plombs dans le crâne

Ce n’est que dans la nuit de dimanche à lundi, vers 2 h du matin, que Lætitia a retrouvé le cadavre de Jinko, grâce au flair de l’un de ses propres chiens. Dès l’ouverture des cabinets, elle a conduit la dépouille chez un vétérinaire, pour la faire examiner. «Son verdict a été sans appel. Ma chienne s’est prise trois balles derrière la tête. Et, comme il n’y avait pas d’orifice de sortie, il a fait une radiographie, qui a révélé la présence de trois plombs dans son crâne. C’est donc probablement un fusil de chasse qui a été utilisé pour abattre Jinko», souligne la Vaudoise.




Au vu de l’emplacement et la précision de la blessure, l’intentionnalité du tir ne fait aucun doute pour Marie. Reste à déterminer la raison d’un tel acte. Le tireur a-t-il cru qu’il s’agissait d’un loup, un animal pourtant protégé? Savait-il que c’était un chien? C’est autant d’inconnues que l’enquête devra mettre en lumière, en marge de l’identification de celui que Marie considère être un assassin.

Dans tous les cas, la Vaudoise a porté plainte par le biais d’un avocat. «Mais j’ai eu du mal à en trouver un qui accepte de m’aider, car le lobby des chasseurs est très puissant en France et la plupart des avocats ne souhaitent pas s’y frotter. D’autant plus que je veux que justice soit faite pour Jinko, mais aussi que les chasseurs sachent qu’ils ne peuvent pas tirer à tout va, impunément. Il n’est pas normal que les gens aient peur de se promener en forêt, lorsque la chasse est ouverte», insiste Marie.

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