Pascal Bilger, le médecin assassiné dans l’Hérault : la lettre de l’assureur qui révèle tout

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Pascal Bilger a été tué de 23 coups de couteau à Montferrier le 20 avril.

Un manuscrit de plusieurs pages intitulé « De l’utilité des imaginaires ». C’est le testament laissé par Patrick Goussé, 57 ans, accusé d’avoir égorgé le docteur Pascal Bilger, l’ex-mari de sa compagne, voilà un mois, dans la villa de la victime, à Montferrier-sur-Lez, en périphérie nord de Montpellier.

Ces écrits en disent long sur le cheminement de celui qui a raté son suicide supposé après l’assassinat, en se portant quatre coups de couteau dans l’abdomen et les jambes, sans que son pronostic vital ne soit engagé. Les propos sont souvent confus mais on y décèle une jalousie féroce envers le médecin.

Un acte mûri

L’agent d’assurance, ancien militaire, y assure qu’il n’a pas de haine contre le médecin âgé de 52 ans. Il aurait pourtant mûri son acte depuis des semaines, voir des mois.

En fait, il reste persuadé que sa compagne, qu’il fréquentait depuis quatre ans, est toujours amoureuse de son ancien mari avec qui elle a eu cinq enfants. À cela s’ajoute des problèmes relationnels avec la fratrie, Patrick Goussé affichant une grande psychorigidité.

Depuis fin 2017, il avait été décidé que l’assureur ne serait plus présent lors du tour de garde des enfants par la mère. Il l’aurait très mal vécu, mettant ça sur le compte de son rival, tout comme il en aurait voulu au médecin du travail par principe, détestant les fonctionnaires qu’il associe à des “fainéants” selon un proche du dossier.

“Il s’est construit une jalousie sur rien”

Défendant les valeurs, “patrie, travail, honneur, fidélité”, il a enfin un certain ressentiment diffus envers la famille Bilger, à la notoriété certaine et d’un autre monde social, les trois oncles de Pascal étant pour l’un célèbre avocat général, le deuxième éminent professeur d’économie et le troisième ancien PDG d’Alstom.

Mais pour Me Iris Christol, l’avocate de la famille Bilger, qui ne s’exprime par sur ce testament, le mis en cause s’est monté la tête jusqu’à l’obsession, sans fondement.

“Il s’est construit une jalousie sur rien, l’ancien couple n’avait plus de proximité, il s’entendait juste bien pour les enfants, ce n’est pas passionnel, lance la pénaliste. Il y a aussi plus de l’envie que de la jalousie, la victime, en miroir, avait réussi tout ce que lui a raté.”



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