Moselle : Un chien meurt du premier cas de pseudo-rage

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Un jeune munsterlander de 18 mois a été emporté par le virus de la maladie d’Aujeszky, après une battue de chasse en Moselle. Le virus, le plus souvent mortel, se transmet des sangliers aux carnivores domestiques.

«Nous avons chassé le samedi et le dimanche à Troisfontaines, puis le lendemain à Zimming. Le jeudi, vers 21h, la chienne a commencé à se gratter les babines, jusqu’au sang, Puis la paralysie s’est installée. Le lendemain à 6 h, elle était morte. » A la mi-décembre, lorsqu’il perçoit les premiers symptômes de l’étrange mal qui frappe soudain son munsterlander de 18 mois, Romaric redoute immédiatement une issue fatale. Le phénomène a un nom : maladie d’Aujesky, autrement appelée pseudo-rage tant les signes cliniques évoquent la rage classique.

Sans pouvoir être affirmatif sur le lieu et le moment exacts de la contamination, le traqueur évoque une action de chasse au cours de laquelle sa chienne avait rattrapé un petit sanglier blessé… Le genre de contact qui peut suffire. Après la Meuse ces dernières années, la Meurthe-et-Moselle du côté de Toul et Bayon l’an passé, voilà donc un cas avéré en Moselle. Les fêtes de fin d’année, puis un problème de personnel au sein du laboratoire habilité à mener l’enquête biologique expliquent pourquoi la nouvelle ne tombe que maintenant. Le cas d’un autre chien, euthanasié mais présentant les mêmes symptômes dans le secteur de Folschviller, est toujours en cours d’analyse.



Sans effet sur l’homme

Aujeszky, du nom de son découvreur hongrois en 1902, est une maladie virale fatale (herpesvirus) hautement contagieuse. Elle se transmet accidentellement des suidés vers les carnivores domestiques (chiens, chats), qui constituent des culs-de-sacs sanitaires. Précision d’importance : Aujeszky n’est pas transmissible à l’homme, rien à craindre de ce côté. Mais les chiens de chasse sont particulièrement exposés.

La recommandation qui en découle relève du simple bon sens : en l’absence de traitement, le chasseur doit empêcher autant que possible ses auxiliaires à quatre pattes de mordre dans un sanglier blessé ou mort, et surtout ne jamais les laisser ingérer des abats. Plus facile à dire qu’à faire…

Alors que la peste porcine africaine toque à la porte à la frontière belge, ce cas de pseudo-rage confirmé constitue une nouvelle dont les chasseurs lorrains se seraient volontiers passés.

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