Montpellier : un jeune homme coincé 24 heures sous terre, perdu dans le réseau d’eau pluvial de la ville

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Ce mardi 24 avril à la mi-journée, le jeune homme amateur de coins de verdure pour se poser sans être dérangé, emprunte un chemin en bordure de l’avenue de Maurin…

Qui a dit qu’il fallait traverser les mers pour connaître l’aventure ? Elle existe bel et bien au coin de la rue en pleine ville. C’est l’expérience insolite, et qui s’est heureusement bien terminée, qu’a vécue un jeune montpelliérain d’une trentaine d’années, est resté coincé près de vingt-quatre heures dans le réseau d’eau pluvial de la ville !

À la mi-journée, le jeune homme amateur de coins de verdure pour se poser sans être dérangé, emprunte un chemin en bordure de l’avenue de Maurin, qui longe le terrain de Demeter. Et là, il est attiré par le bruit des canards. “J’étais étonné, je me suis assis au bord de la marre”, raconte le garçon. Mais il est surtout intrigué par le genre de tunnel d’où provient l’eau.

« C’était un labyrinthe, il y avait plein de tunnels »

Il s’avance et perd ses lunettes dans l’onde peu profonde. Pour progresser, il se déleste de tous ses effets personnels, notamment de son téléphone. Il récupère ses verres et entre dans le souterrain. “J’ai voulu voir ce que c’était, ça m’inspire ce genre d’espace, c’était marrant, dit-il. C’était un labyrinthe, il y avait plein de tunnels.”

Le garçon poursuit son exploration et, très rapidement, se perd dans les méandres. Et ne retrouve plus le chemin de la sortie. Il a beau essayer de pousser les plaques en fonte, impossible de les déplacer. Elles sont scellées. Il erre quelques heures sans trouver d’issue. Essaye d’attirer l’attention avec un morceau de bois à travers les trous des plaques. Sans succès.

“Je n’osais pas trop crier. ça a vraiment été une grosse péripétie”, confie-t-il. La faim et la fatigue lui feront sentir l’arrivée de la nuit. Mais il semble alors avoir perdu la notion du temps. Ce n’est que le lendemain vers 15 h qu’il sera délivré des entrailles de béton. Par des employés de la Tam à quelque 200 m de là, rue Castelle.

Plaques scellées

Grâce à l’intervention des pompiers pour desceller la plaque de fonte à travers laquelle il s’était manifesté, très bruyamment cette fois. “Quand je suis sorti j’étais tout boueux, le visage noir comme dans Rambo”, sourit le jeune homme qui a été conduit à l’hôpital pour des examens de contrôle.

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