Mérignac : la porte de son appartement défoncée par erreur par le RAID

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Une habitante de Mérignac a engagé un bras-de-fer avec le ministère de l’Intérieur, qui refuse de prendre totalement à sa charge les dégâts causés par une intervention de la police dans son appartement en octobre dernier. Les hommes du RAID n’avaient pas la bonne adresse…



C’est une drôle de mésaventure qui arrive à Juliette, une jeune infirmière qui habite à Mérignac. Le 18 octobre dernier, alors qu’elle est en vacances en Espagne, elle reçoit un appel du commissariat de police : la porte de son appartement vient d’être fracturée par les hommes du RAID, qui sont intervenus… par erreur. L’homme qu’ils recherchaient avait en fait donné une fausse adresse.

Depuis, une serrure de remplacement a bien été installée, mais elle n’est pas assez sécurisée. Juliette doit faire changer sa porte. Et c’est là que les ennuis commencent. « La police m’a expliqué au départ que tout serait prise en charge par les assurances… Mais ce n’est pas comme ça que ça s’est passé : mon assurance a refusé de le faire, en considérant que ce n’était pas obligatoirement une infraction, c’était comme si les pompiers avaient eu l’obligation d’entrer chez moi ». 

« J’ai alors contacté le ministère de l’Intérieur, poursuit la jeune femme, qui m’a alors expliqué que je devais avancer les frais, et que 10% resterait à ma charge, car un taux supposé de vétusté était appliqué. Malgré plusieurs appels, ils ne font preuve d’aucune empathie, ils me répètent que je n’ai pas d’autres solutions que de payer ». 

Je leur répète que s’ils n’avaient pas défoncé ma porte par erreur, je n’aurais pas tous ces soucis-là — Juliette 




Pas de prise en charge totale des dégâts 

Ce que Juliette refuse de faire, « par principe, car ce n’est pas normal que je doive payer alors que je n’y suis pour rien », mais aussi, poursuit-elle « parce que je n’ai pas cet argent ». Changer cette porte lui coûterait autour de 1.000 euros, selon les devis qu’elle a fait établir. « Je n’ai pas 100 euros à mettre dans ces réparations, d’autant que le ministère peut mettre un an et demi à nous rembourser. Et je n’ai pas envie d’avoir des galères d’argent pendant un an et demi. » 

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