LE TRAIN DE VIE DE L’ÉMISSION TÉLÉMATIN ÉPINGLÉ

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French TV host of the public media group France Television, William Leymergie (C), poses for a photo on June 4, 2015, in Paris on the set of Tele Matin, a breakfast TV show broadcast on French public national television channel France 2, with members of the TV show (from L) Anissa Arfaoui, Laura Tenoudji, Charlotte Bouteloup, Sophie Le Saint, Nathalie Rihouet, Isabelle Martinet, and Brigitte-Fanny Cohen. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY (Photo by BERTRAND GUAY / AFP)

Frais de taxi non justifiés, données obscures, risque de dépendance économique… un audit de France Télévisions critique les dépenses de Télématin.

French TV host of the public media group France Television, William Leymergie (C), poses for a photo on June 4, 2015, in Paris on the set of Tele Matin, a breakfast TV show broadcast on French public national television channel France 2, with members of the TV show (from L) Anissa Arfaoui, Laura Tenoudji, Charlotte Bouteloup, Sophie Le Saint, Nathalie Rihouet, Isabelle Martinet, and Brigitte-Fanny Cohen. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY (Photo by BERTRAND GUAY / AFP)

Ce n’est un secret pour personne : l’audiovisuel public tente de faire des économies. Dans un audit interne, Télématin, l’émission de France 2, est accusé de trop recourir à des prestataires ou encore d’établir des notes de frais non justifiées.



Dans leur expertise, les professionnels constatent qu’en général, une équipe de deux techniciens est affectée aux tournages des émissions, contre trois pour Télématin avec davantage de matériel. L’audit souligne également le « recours systématique aux réalisateurs pour Télématin » avec un coût journalier de 500 euros. Ensuite, il met en exergue « un volume conséquent de jours payés dû à l’accumulation de piges/cachets pour un même jour calendaire et par la contractualisation systématique de 3 jours minimum par sujet : un jour de préparation, un jour de tournage et un jour de postproduction ».

Les frais professionnels aussi sont critiqués, avec des « dépenses non conformes (frais de taxi sans justification, etc.) ». Par ailleurs, l’audit souligne qu’on ne peut pas savoir si certains jours ont été travaillés ou si les personnes ont été en congé, constatent Les Echos. L’émission a également recours à un nombre très important d’intermittents. Enfin, le texte met en garde contre un risque de dépendance économique : trois prestataires réalisent 90 % de leur chiffre d’affaires avec France TV.

Une baisse de coût de 10% recommandée

Face aux accusations, Stéphane Sitbon, le directeur de cabinet de Delphine Ernotte se justifie dans le quotidien économique en expliquant que « c’est l’héritage d’une situation ancienne. Pendant longtemps, il était le seul programme d’information le matin, avec une part de marché dépassant les 40 %. La mécanique de production n’avait pas évolué depuis trente ans ».




L’émission, qui existe depuis 1985, a des parts d’audience record et enregistre aujourd’hui presque 800 000 téléspectateurs. Produite en interne, son coût est estimé à 30 millions d’euros par an. L’audit de France Télévisions propose alors une baisse de coût de l’ordre de 10 %, ce qui représente environ 3 millions d’euros. Ce à quoi Stéphane Sitbon répond : « C’est notre objectif à horizon 2020 », assurant que ces dysfonctionnements ont été réglés ou sont en phase de d’être.

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