Le récit glaçant du procureur sur la mort d’angélique violée puis étranglée

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L’homme de 45 ans, qui a reconnu les faits, devrait être mis en examen pour séquestration, viol et meurtre sur mineure de moins de 15 ans.

Angélique aura vécu un véritable calvaire. Son agresseur est passé aux aveux dès son interpellation samedi soir. Avant de mourir étranglée, l’adolescente de 13 ans aura été séquestrée puis violée par cet homme de 45 ans déjà condamné pour des faits similaires et qu’elle connaissait.

Une information judiciaire devrait être ainsi ouverte pour séquestration, viol et meurtre sur mineure de moins de 15 ans a annoncé lundi le procureur de Lille, Thierry Pocquet du Haut-Jussé. Selon le magistrat, lors de sa découverte vers 01h45 dimanche à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), le corps de la jeune fille était entièrement “dévêtu” :

“Le médecin légiste constate un coup sur la tête et des traces de sang (…). L’autopsie qui vient d’être achevée a confirmé des traces compatibles avec les abus sexuels reconnus (par le suspect) et le décès lié à une asphyxie traumatique” relate-t-il.

Le calvaire d’Angélique

Une autopsie qui confirme les aveux du suspect. Et ce que l’homme révèle aux enquêteurs fait froid dans le dos. L’adolescente de 13 ans est morte étranglée. Une “asphyxie traumatique” intervenue alors que la jeune fille commençait à se débattre, enfermée avec son agresseur dans les toilettes du domicile de ce dernier.

Le suspect et l’adolescente se connaissaient. Jusqu’à récemment, ils habitaient le même immeuble. Mercredi, un enfant du quartier les aperçoit quitter ensemble le square où il est en train de jouer. Un témoignage “déterminant” pour l’enquête, admet le procureur de la République, qui mènera les enquêteurs sur la piste du suspect.

Lors de son audition, ce chauffeur de bus reconnaît aussitôt les “faits” et raconte sa journée du mercredi. Alors qu’il est en repos, il achète des pilules contre les troubles de l’érection dans un sex shop ainsi que de la bière. Après avoir consommé l’un et l’autre, il se rend dans le square où se trouve Angélique et la ramène à son domicile sous prétexte d’un colis à remettre à ses parents. Une fois chez lui, il lui propose à boire et commence à vouloir la déshabiller.

“C’était plus fort que moi, j’étais dans un état second” confie-t-il aux enquêteurs.

La jeune fille se refuse et tente de fuir. Ce père de deux enfants l’enferme alors dans les toilettes où il parvient à la violer. Mais Angélique se débat toujours. Le quadragénaire aurait décidé à ce moment-là de l’étrangler. Il se débarrassera ensuite de son corps dans un fourrée non loin, là où elle sera retrouvée le dimanche.

Déjà condamné

Condamné en 1996, pour “viol avec arme”, “attentats à la pudeur aggravés” et “vol avec violence”, l’homme interpellé était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS). Selon le procureur de la République, le meurtrier présumé “respectait globalement” les obligations liées à cette inscription.



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