L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) chez l’enfant : ça existe aussi !

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L’AVC ou attaque cérébrale est principalement connue chez les adultes. Cependant, près de 500 à 1000 enfants en bonne santé sont victimes d’un AVC chaque année en France.

Les séquelles à long terme restent importantes

Les équipes médicales s’intéressent à l’AVC de l’enfant depuis une vingtaine d’années. La pathologie commence à être mieux connue, ce qui a permis une diminution régulière de la mortalité par cause cérébro-vasculaire chez l’enfant, ainsi qu’un abaissement du risque de récidive après un premier accident.

« Mais, le délai diagnostique moyen reste encore trop long car il est supérieur à 24 heures dans la plupart des cas » alerte le docteur Maryline Carneiro, neuropédiatre à l’Hôpital Femme Mère Enfant-HCL. « C’est en partie lié à une méconnaissance de la pathologie chez l’enfant de la part des parents mais également des soignants ».

Les séquelles (motrices, épileptiques, cognitives…) restent fréquentes et touchent 70% des enfants ayant été victimes d’un AVC.

Les modalités de prise en charge évoluent cependant et  la mise en place d’une filière AVC pédiatrique, depuis 2013, a permis d’établir un protocole régional de prise en charge à la phase aigüe afin d’harmoniser la filière de soins chez tout enfant suspect d’AVC.

En cas de signe, ne pas hésiter à consulter
Être vigilant et prévenir l’AVC est donc une priorité. Si l’enfant présente une faiblesse d’un côté du corps, des difficultés d’élocution, des maux de tête aigus, des convulsions ou encore des difficultés à rester éveillé, il faut immédiatement appeler le 15 afin d’être orienté vers le centre pédiatrique adapté le plus proche.

Une prise en charge en constante évolution

La lésion survenant sur le cerveau en cours de maturation du jeune enfant, beaucoup de conséquences pourront n’apparaitre que plusieurs années après l’accident, lorsque les fonctions cérébrales seront arrivées à maturation et que les sollicitations environnementales (notamment scolaires) auront augmenté.
L’élaboration du projet thérapeutique personnalisé, la rééducation pluridisciplinaire, l’orientation vers des filières adaptées et l’information doivent donc être rediscutées régulièrement entre la famille, les équipes de soins, le secteur éducatif, tout en considérant le contexte de vie.



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