Karine, 5 ans, abandonnée par ses propres parents à son violeur.

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Un véritable cauchemar

Personne n’aurait voulu vivre l’enfance de Karine. Alors qu’elle n’avait même pas encore 5 ans, la jeune fille a commencé à subir des agressions répétées par un homme qui se présentait comme étant un ami de la famille. Mais quand la fillette a tout révélé à ses parents, ce qui s’est produit dépasse toute imagination…

Karine aura 21 ans samedi prochain et voilà que dans quelques jours, les neufs dernières années vont enfin prendre tout leur sens. En effet, voilà qu’à partir de mardi, son agresseur nommé Roland B. comparaîtra pour les crimes sordides qu’il a commis alors que les parents de sa victime l’hébergeait sous leur toit.

Les parents de Karine subiront aussi un procès pour « subornation de témoin » pour avoir exercé pressions et menaces sur leur fille. Ils risquent tous les deux trois ans de prison s’ils sont trouvés coupables.

Ce qui rajoute au côté horrible de cette histoire, c’est qu’il semble que les parents auraient surpris à plusieurs reprises leur fille nue dans le salon en présence de Roland B. De plus, comme l’homme avait été auparavant trouvé coupable d’attentats à la pudeur commis sur des mineurs, il est plutôt troublant de penser qu’ils ont laissé leur fille seule en sa compagnie à plusieurs occasions.

C’est finalement en 2005 que Roland B. a été arrêté, et ce, pour des viols sur sa propre fille.

Pendant ce temps, Karine aura déménagé chez sa tante qui aura même tenté d’aider sa nièce à dénoncer son agresseur, or les multiples tentatives n’auront rien donné. Laurence Brunet, la tante, explique: « Il y a eu pas moins de 14 signalements à la justice entre 1998 et 2005, aucun n’a abouti ! »

Des enquêtes ont ensuite été ouvertes en 2003 et 2005, mais celles-ci ont aussitôt été classées.



Me Patrice Reviron, avocat de Laurence Brunet, s’insurge devant cette situation: « En février 2005, lorsqu’ils sont entendus par les gendarmes, les parents de Karine produisent un certificat médical établi la veille par leur médecin de famille attestant de l’absence de violences sexuelles… alors même qu’ils ne sont pas censés connaître le motif de la convocation ! »

En 2009, alors qu’elle a 11 ans, Karine se fait dire par sa mère que cette dernière serait prête à la tuer si elle devait retourner en prison. Du même coup, elle lui apprend l’existence d’une soeur qui a été tuée à la naissance de 180 coups de couteau.

Enfin, l’avocate de Karine, Anne-Claire Le Jeune, espère le mieux pour sa cliente: « C’est une jeune femme qui garde des séquelles physiques et psychiques, mais qui force l’admiration par son courage. Aujourd’hui, elle n’aspire qu’à une chose : être reconnue comme victime. »

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