Il a piloté pendant 20 ans des avions de ligne sans le diplôme requis

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La supercherie a été découverte en novembre quand le pilote sud-africain a effectué une manœuvre d’urgence plus que hasardeuse.

On est en novembre 2018. Un Airbus A340-600 en provenance d’Afrique du sud connaît des turbulences en plein vol vers l’Allemagne. Contraint d’effectuer une manœuvre de redressement, le copilote va alors voir sa « carrière » partir en fumée.

À l’arrivée sur le tarmac, les enquêteurs en charge d’évaluer les procédures de sécurité se saisissent du dossier… et découvrent que l’employé ne dispose que d’une licence commerciale. Rien à voir avec celle nécessaire pour piloter des engins comme un Airbus de ce modèle, pouvant contenir jusqu’à 340 passagers.



L’imposteur, dont l’identité n’a pas été révélée, travaillait pour la compagnie depuis 1994. Il a été forcé à démissionner et une plainte pour fraude a été déposée contre lui.

La compagnie porte plainte pour fraude

Cet homme ne disposait en fait qu’une licence CPL de pilote commercial, qui requiert beaucoup moins d’heures d’entraînement et d’expérience et permet de piloter seulement de petits avions. Selon l’Aviation civile sud-africaine (SACAA), qui valide les licences, l’ATPL est la qualification la plus élevée pour les pilotes. Elle n’est attribuée qu’après au moins 1 500 heures de vol, un entraînement spécial et un nombre conséquent d’examens. Les pilotes de la SAA doivent obtenir l’ATPL dans les cinq ans après leur embauche au risque sinon de voir leur contrat résilié.

« Il semble que le pilote ait pris le diplôme que nous lui avions attribué, c’est-à-dire une licence de pilote commercial (CPL), et qu’il ait modifié le document pour donner l’impression qu’il avait en fait une licence ATPL », a commenté une porte-parole de l’Aviation civile, Phindiwe Gwembu, à la télévision local eNCA. « Nous sommes vraiment inquiets par le fait que toutes ces années personne n’ait rien remarqué », a ajouté Mme Gwembu.

La SAA cherche désormais à récupérer les salaires, heures supplémentaires et primes qui ont été versés au pilote sur la base de ses fausses déclarations. « La SAA a souffert d’un préjudice financier et a déposé plainte pour fraude », a dit M. Tlali. Les autorités aériennes envisagent de révoquer sa licence de pilote commercial.

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