Hausse du prix de l’essence : la pétition atteint 400.000 signatures, l’appel au blocage prend de l’ampleur

0
325

EN COLÈRE – La journée du 17 novembre pourrait être compliquée sur les routes. Plusieurs collectifs, qui réclament une baisse des tarifs sur les carburants, vont organiser des opérations escargot dans plusieurs villes de France. Une pétition a déjà rassemblé 400.000 signatures. Les détracteurs du mouvement, eux aussi, se mobilisent derrière le hashtag #SansMoiLe17.

De plus en plus d’automobilistes sont en colère contre la hausse des tarifs de carburants, qui flambent depuis quelques mois. Entre l’augmentation du prix du baril et  la hausse des taxes, en particulier sur le diesel, les prix à la pompe rognent le pouvoir d’achat de nombreux ménages.

Face à cette situation, plusieurs collectifs ont décidé de passer à l’offensive. Sur les réseaux sociaux, des groupes appellent à une journée de mobilisation dans une soixantaine de villes en France le 17 novembre. A Paris, les automobilistes en colère comptent mener une opération escargot, la page Facebook de l’événement enregistrait déjà 38.000 participants vendredi. A Lyon, les manifestants souhaitent bloquer les entrées de la ville. A Fréjus et Nice, ce sont des opérations barrières ouvertes qui devraient être organisées sur l’A8. Des mouvements sont également attendus à Rennes, Bordeaux ou encore Caen.



Parallèlement, une pétition lancée sur le site Change.org par une automobiliste en colère, Priscilla Ludosky, rencontre un vif succès. Ce dimanche, 400.000 personnes avaient déjà signé ce texte qui réclame la baisse des prix à la pompe.

Cette habitante de Savigny-Le-Temple, en Seine-et-Marne, a adressé cette lettre de protestation – mise en ligne fin mai – au ministère de la Transition écologique et solidaire. La jeune femme de 32 ans affirme avoir vu « (s)on plein passer de 45 à 70 euros » en un an. « Lorsqu’on est amené à faire de longues distances, surtout les personnes qui vivent en banlieues ou en zones rurales, le véhicule est indispensable pour aller travailler ou chercher les enfants. Ça devient lourd. Par semaine un budget 70 euros, c’est énorme », nous indique Priscilla Ludosky, dont les revendications sont on ne peut plus claires. « Les trois choses principales, c’est de savoir à quoi servent les taxes qui sont récoltées, les revoir à la baisse de manière significative et enfin qu’on facilite l’acquisition pour les ménages de véhicules plus propres », explique l’automobiliste.

Sur le plateau elle a affirmé qu’elle ferait partie de la mobilisation du 17 novembre, « un mouvement bien suivi par les régions », estime-t-elle.

Écrire un commentaire

Entrer votre commentaire
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.