Grâce à la SPA, «si je meurs, mon chien ne se retrouvera pas seul»

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Iris, 76 ans, est la première bénéficiaire de « Famille seniors », un dispositif qui facilite l’adoption d’animaux par des personnes âgées dans les refuges de la SPA.

Dans son appartement de Louveciennes (Yvelines), Iris Le Gallou a affiché un peu partout des portraits de Perle son yorkshire disparu il y a quelques mois. « J’ai aussi l’urne chez moi », confie la retraitée de 76 ans. Cette semaine, cette amoureuse des animaux a reçu la visite de sa mairie et de la Société protectrice des animaux (SPA). Parce que ce samedi alors que l’association tient ses portes ouvertes *, Iris sera la première bénéficiaire du tout nouveau dispositif « Famille seniors » que nous dévoilons. « Mon vétérinaire m’a mis sur les listes, je suis très fière! », signale la charmante grand-mère.

Iris a toujours vécu avec des animaux « pour remplir sa vie », précise-t-elle. « Il faut dire que je suis toute seule depuis de longues années. Mon fils, sa femme et mes petits-enfants viennent de temps en temps mais ils vivent en Bretagne », souffle la vieille dame installée depuis 1949 en Ile-de-France. Mais après la mort de Perle il y a quelques mois, cette charmante grand-mère s’était résignée à rester seule dans son « très grand studio ». Sa crainte ? Être hospitalisée… ou pire. « Et alors ma boule d’amour se retrouverait seule, pas question », explique-t-elle.

Un frein à l’adoption

C’est le premier frein à l’adoption par les personnes âgées. Elles ne veulent pas que leur chien soit euthanasié après leur mort. « Je le constate très souvent », assure Pierre-François Viard, maire (LR) de Louveciennes et vétérinaire. C’est Gaëlle Pellatan qui a proposé cette idée. « Nos anciens ne se sentent plus capables de gérer des chiens. En même temps, nous sommes les champions de l’abandon. Je me suis dit que la solution serait qu’une association reste propriétaire », explique cette simple citoyenne qui a convaincu le maire (LREM) de sa ville Vernouillet, puis celui de Louveciennes.

« La SPA a dit : banco. Ce qui va nous permettre d’envisager cette solution à grande échelle », s’enthousiasme-t-elle. Concrètement, les mairies identifient les personnes âgées isolées pour leur proposer des chiens ou des chats adaptés à leur mode de vie. « La SPA met à disposition un animal en quelque sorte. Si la personne a peu de moyens (NDLR : si elle est non imposable), elle peut même prendre en charge l’alimentation et les frais vétérinaires, en partie grâce à l’aide financière des communes », explique Jacques Charles Fombonne, le président de la SPA

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