Enchère insolite : un vase chinois, oublié dans un grenier, estimé entre 500 000 et 700 000 euros

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Un vase impérial chinois, considéré comme un véritable chef-d’œuvre, doit être vendu aux enchères le 12 juin. Sa propriétaire l’a découvert par hasard dans son grenier.

C’est une pièce exceptionnelle, estimée entre 500 000 et 700 000 euros. Un vase impérial chinois du XVIIIe siècle, découvert par hasard dans un grenier, sera mis en vente chez Sotheby’s, à Paris, le 12 juin. Lorsqu’elle l’a fait expertiser, sa propriétaire était loin de se douter de son prix.L’histoire commence par un coup de téléphone chez Sotheby’s. Après la mort de son mari, une septuagénaire a retrouvé ce qu’elle appelle « des chinoiseries » dans le grenier de sa maison de campagne. « Elle me parle d’un vase avec des animaux, des couleurs assez saturées, peut-être criardes, et une signature sous le vase, raconte Olivier Valmié, commissaire-priseur et spécialiste en arts d’Asie. « Tout de suite, nos petites antennes se dressent et nous convenons d’un rendez-vous. »L’heureuse propriétaire vient donc à Paris avec son vase. Elle le transporte sans précaution particulière. « La dame, comme tout le monde, avait pris évidemment les transports en commun : un train, un métro puis à pied, confie le commissaire-priseur, tout simplement. » 

Le vase est arrivé dans une boîte à chaussures !

Très vite, le commissaire-priseur comprend qu’il s’agit d’une très belle pièce… Au fil des semaines, sa valeur exceptionnelle se confirme. « C’est vraiment une œuvre d’art à part entière et c’est un des seuls vases au monde qui a un tel décor parce qu’il allie des daims et des grues », détaille Olivier Valmié. « Ce vase date du XVIIIe siècle. Il a été fait sous l’empereur Qianlong. D’ailleurs, quand on le retourne, il y a une marque sigillaire à six caractères. »

Un bol impérial à plus de 30 millions de dollars

Il s’agit donc d’une pièce impériale très rare, ce qui augure des enchères record. « On l’a estimé entre 500 000 et 700 000 euros, ce qui est déjà un prix conséquent, indique le commissaire-priseur, mais on parle d’un chef-d’œuvre, d’un objet impérial perdu et du coup, cela n’a pas de prix sur le marché. » 

Pas de prix, mais le mois dernier à Hong-Kong, un bol en porcelaine de la même époque s’est vendu plus de 30 millions de dollars…




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