« Élevages-usines » de chiens : ces témoignages qui dénoncent l’horreur. (vidéo)

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Après l’annulation – sous la pression du public – de la vente aux enchères en Mayenne de 300 chiens et chiots par lots, 200 d’entre eux ont été cédés à un seul acheteur. La Fondation 30 Millions d’Amis dénonce cette vente à l’un des plus grands élevages canins français. Depuis, elle a reçu de nombreux témoignages de personnes ayant travaillé dans des établissements de ce type qui considèrent les animaux comme des marchandises génératrices de profits. Accablant.

Pinschers, Yorks, Cavaliers King Charles, Cockers, Golden retrievers, Labradors, Jack Russel, Cotons, Bassets ou autres Beagles…. La France compterait plusieurs dizaines d’ »élevages-usines » autorisés par agrément préfectoral à détenir plusieurs centaines de chiens, de plusieurs races – parfois jusqu’à 30 différentes !



« Ce qui est impressionnant, quand on entre dans ces hangars, c’est le bruit, l’odeur… », raconte Maud* à 30millionsdamis.fr. La jeune femme a réalisé son apprentissage dans l’un de ces « élevages-usines », dans le cadre de sa formation à l’élevage canin dispensée à Bar-le-Duc (55). Elle reste profondément marquée par cette expérience. Plongée dans cet enfer, elle a été témoin de l’envers du décor et confrontée à ce que les acquéreurs ne peuvent soupçonner lorsqu’ils achètent un chiot dans ces élevages ou en animalerie.

Entre 300 et 500 chiens adultes, des chiots « un peu partout »

« Les clients directs, qui venaient pour acheter un chien, c’est la patronne qui s’en occupait, [dans] son bureau, bien à l’écart du chenil, où il était impossible d’apercevoir un seul box », explique Maud. Clément, qui a fait l’acquisition d’un chiot samoyède de 2 mois payé 1.300 euros à l’éleveuse, confirme cette opacité : « On a seulement vu leur salle d’accueil, où ils avaient déposé les chiots dans une cage. On a demandé à voir dans quelles conditions vivaient les parents, mais ça nous a été refusé. »




Nul doute que les terribles conditions de détention des animaux reproducteurs auraient découragé les clients les plus motivés. « C’est immense, raconte Maud. Entre 300 et 500 adultes […] et facilement une centaine de chiots un peu partout ». Un véritable enfer pour ces animaux entassés dans des espaces réduits : « C’est une surpopulation, avec deux à trois chiens dans un même box, précise la jeune femme.Ce qui est très exigu pour eux, surtout qu’ils y sont enfermés du matin au soir ! C’est invivable au quotidien. ».

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