Dix personnes soupçonnées de préparer des attentats contre des musulmans sont arrêtées

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En majorité des suspects sont des hommes de famille dans la cinquantaine.

Dix personnes liées à un groupe d’extrême droit ont été arrêtées ce week-end par les services antiterroristes dans le cadre d’une enquête sur des projets d’attentats ciblant des musulmans.

Le vaste coup de filet a été mené ce dimanche par la DGSI (Direction générale de la Sécurité intérieure) grâce à une information judiciaire ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris, il y a de cela dix jours.

L’opération antiterroriste s’est déroulée en France, en région parisienne, en Corse, en Gironde et en Charente.




Ces suspects avaient «un projet de passage à l’acte violent aux contours mal définis à ce stade, ciblant des personnes de confession musulmane», a précisé une source proche de l’enquête, rapporte Le Parisien.

Le groupe de droite visait «des cibles présumées en lien avec l’islam radical», a confirmé une autre source.

Il y aurait un ancien policier à la retraite âgé de 65 ans, Guy S., parmi les personnes arrêtées. Il est suspecté d’être à la tête du groupe d’extrême droite nommé AFO («Action des forces opérationnelles»). Le groupe aurait été «en sommeil» jusqu’à la réactivation de Guy S. qui voulait se battre contre le «péril islamiste» en procédant à des offenses plus ou moins organisées et violentes.

La DGSI a découvert en avril dernier que ce groupe était en train de fabriquer des grenades artisanales et que les membres avaient commencé à s’entraîner pour mettre leur plan à exécution. Ils voulaient aussi se procurer des armes et comptaient s’en prendre physiquement à la communauté musulmane. Les plans ont été évoqués lors de réunions secrètes.

Le groupe AFO avait ciblé plusieurs groupes et personnes: des imams radicaux, des détenus islamistes et même des femmes voilées choisies au hasard.

Lors des perquisitions qui ont été effectuées, plusieurs armes à feu ont été découvertes et saisis. Des suspects ont eux-même évoqué la fabrication de grenades et d’engins explosifs lorsqu’ils ont été interrogés par les autorités.

Les hommes sont, pour la plupart, inconnus de la police. Souvent âgés d’une cinquantaine d’années et pères de famille, ces hommes n’avaient pas le profil de criminels et vivaient une vie officiellement sans histoire. Ils souhaitent se venger de tous les attentats terroristes de ces dernières années. Ils seront en détention préventive pour les prochains 96 heures.



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