Des agriculteurs en colère vont bloquer plusieurs raffineries dès cette nuit

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Les agriculteurs ont décidé de se faire entendre en bloquant 13 raffineries dès lundi matin pour dénoncer le «double langage» du gouvernement sur les accords internationaux et les importations.

Certaines seront même bloquées avant, dès dimanche.

Le mouvement «commencera dès la fin d’après-midi dans la Marne, ça commencera à 22h en Seine-Maritime», a prévenu la présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), Christiane Lambert.

«Cinq sites au moins seront bloqués dès cette nuit et 13 seront bloqués demain (lundi) à partir de 9 heures», a-t-elle précisé à France Info.

Ces blocages dureront jusqu’au 13 juin et sont «reconductibles».

«Nous dénonçons la signature d’accords commerciaux qui laissent entrer des produits ne respectant pas les mêmes conditions de production. Ce n’est pas tenable! Nous voulons bien commercer mais avec des règles du jeu égales», a tweeté la FNSEA, dimanche.

La bio-raffinerie Total de La Mède, qui va utiliser dès cet été 50 % d’huile de palme importée pour produire du bio-carburant, est pointée du doigts. Les agriculteurs dénoncent une concurrence déloyale pour les producteurs de colza français.

Mais il n’y a pas que l’huile de palme qui sème la colère chez les agriculteurs. Il y a aussi le vin et la viande, les traités économiques avec l’Amérique du Sud, le Canada…

«Aujourd’hui, les agriculteurs sont méprisés par ce gouvernement. Si nous ne menons pas d’action, nous ne sommes pas entendus. Nous avons choisi de nous en prendre aux raffineries et aux dépôts de carburant car c’est stratégique pour la France. C’est donc un rapport de force que l’on instaure avec Emmanuel Macron», prévient Damien Greffin, président de la FNSEA en Île-de-France.

«Choisir de bloquer les raffineries, c’est un moyen de se faire entendre par le gouvernement, car ce sont les symboles de ces importations distorsives», explique Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA. Il peste contre «le double langage du gouvernement sur les accords internationaux et les négociations bilatérales qui autorisent des contingents d’importation complémentaires qui viennent déstabiliser l’ensemble des filières en France.»

Faut-il craindre une pénurie de carburant dans les jours à venir?

«Il ne faut surtout pas que les gens paniquent car la psychose entraîne la pénurie», rappelle l’Union française des industries pétrolières. Le niveau de stock serait assez important, environ trois mois de réserve.



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