Cancer, mucoviscidose, diabète… un océan d’espoir pour la recherche

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L’hémoglobine du ver arénicole, semblable à celle de l’homme, facilitera le transport de greffons

De plus en plus de chercheurs misent sur la biodiversité aquatique pour mettre au point de nouveaux traitements.

Jusqu’ici, la plupart des médicaments issus de molécules naturelles trouvaient leurs matières premières dans la terre, dans les plantes ou les champignons. La médecine se tourne désormais vers la mer pour les traitements de demain. « Dans le monde marin, la vie se développe dans des conditions climatiques et physico-chimiques extrêmes », rappelle Sylvia Colliec-Jouault, chercheuse en biochimie à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer. « Pour cela, la biodiversité a dû développer des métabolismes particuliers.



Certaines structures biologiques sont efficaces pour traiter des pathologies » explique-t-elle. Dans son laboratoire de Nantes (Loire-Atlantique), la scientifique étudie l’utilisation des polysaccharides, une forme de sucre complexe produit par une bactérie marine, dans le cadre de la médecine régénérative. « Celle-ci accélère la reconstruction de tissus comme la peau, le cartilage ou les os », précise-t-elle. Ces travaux laissent espérer, d’ici une dizaine d’années, la fabrication de pansements favorisant la réparation de la peau des grands brûlés.

Un ver marin, donneur universel

Ce n’est qu’un des multiples exemples de traitements issus des océans, à l’étude dans plusieurs laboratoires mondiaux. L’une des recherches les plus prometteuses est menée par la start-up française Hemarina, fondée par Franck Zal. Ce biologiste a découvert les propriétés surprenantes du ver arénicole, observable sur le sable mouillé. Grâce à une molécule ancêtre de nos globules, son hémoglobine (la protéine du sang qui transporte l’oxygène) est identique à celle de notre sang, mais peut contenir cinquante fois plus d’oxygène.

Idéal pour allonger la durée de vie des greffons, dont la conservation est contrainte par une capacité d’oxygénation limitée. C’est l’enjeu d’Hemo2life, un substitut sanguin artificiel

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