Au Bangladesh, une femme accouche de jumeaux 26 jours après avoir donné naissance à un premier bébé

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Accoucher de trois bébés à 26 jours d’écart, voilà une expérience peu commune. C’est pourtant ce qui est arrivé à une jeune Bangladaise qui a donné naissance à un petit garçon avant d’accoucher de jumeaux moins d’un mois plus tard. Ce triple carnet rose est dû à une malformation utérine.28 mars 17:42

Trois heureuses nouvelles… à 26 jours d’écart. Voilà ce qui est arrivé à Arifa Sultana Iti, une Bangladaise de vingt ans. Le 25 février dernier, elle était transportée en urgence à l’hôpital où elle accouchait prématurément d’un petit garçon. Rentrée chez elle peu de temps après, elle a eu la surprise de voir sa poche des eaux craquer une nouvelle fois 26 jours plus tard. De retour à l’hôpital, elle a accouché de jumeaux par césarienne : une petite fille et un petit garçon. Sortis mardi dernier de l’hôpital, les trois enfants et leur mère se porteraient à merveille.




Interviewée par le média bangladais bbdnews24 online, Sheila Poddar, cheffe du service gynécologique de l’hôpital Ad-Dwin de Jessore, dans l’ouest du pays, où Arifa Sultana Iti a accouché, affirme qu’une échographie pratiquée sur sa patiente a révélé qu’elle possédait deux utérus. « Le premier bébé est né d’un utérus, et les jumeaux d’un second. » Elle affirme n’avoir jamais entendu parler de tels cas par le passé.



D’autres cas déjà répertoriés en Angleterre

En 2018, une Anglaise avait elle aussi appris à vingt semaines de grossesse qu’elle attendait des jumeaux se développant chacun dans un utérus distinct. Elle avait accouché via césarienne d’une petite fille et d’un petit garçon à huit mois et demi de grossesse. Douze ans plus tôt, une autre jeune Britannique avait accouché de triplés ayant grandi dans ses deux utérus. Elle était à l’époque considérée comme la première femme à avoir donné naissance à trois bébés malgré cette anomalie.

Cette malformation, appelée utérus bicorne, se caractérise par la formation de deux cavités utérines au cours du développement embryonnaire. Alors que les malformations utérines ou vaginales concernent près de 4 % des femmes, il s’agit de l’une des plus courantes. Celles qui en sont atteintes sont susceptibles de faire des fausses couches à répétition ou d’accoucher prématurément, l’œuf étant contraint d’évoluer dans un espace souvent trop restreint.

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