Ain : 12 chevaux sauvés de l’abattoir grâce à une forte mobilisation

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Promis à la boucherie après la fermeture d’un club équestre dans l’Ain, les équidés ont pu compter sur une forte mobilisation sur les réseaux sociaux. Une ancienne cavalière, à l’origine du mouvement, s’est confiée à 30millionsdamis.fr pour témoigner de ce sauvetage réussi.

Happy end ! Victimes collatérales de la faillite du centre équestre de l’Escadron du Grand Parc de Neyron (01), douze chevaux ont été sauvés d’un destin funeste grâce à des cavaliers du club et un formidable élan de solidarité sur les réseaux sociaux.

Victimes collatérales de la faillite du centre équestre

Alors que début juin 2018, le propriétaire du centre hippique, en proie à des difficultés financières et de santé, cherche à trouver un acheteur pour son établissement, les huissiers décident de le saisir. Douze chevaux, dont deux poulains, s’apprêtent à être vendus pour l’abattoir à l’occasion d’une vente aux enchères. Mais une ancienne cavalière entend parler du redressement judiciaire et se mobilise pour sauver ces animaux.



« J’ai fait partie de ce club et je ne voulais pas me résoudre à les voir partir pour la boucherie, confie Julie Trossat (38 ans) à 30millionsdamis.fr. Au départ, le propriétaire m’affirmait qu’il n’y avait que deux chevaux. J’ai  donc pris une jument. Mais l’huissier m’en a confirmé 12. J’ai donc commencé à mettre des publications sur ma page Facebook pour contacter d’autres cavaliers. La mobilisation avait commencé ! »

Près de 25 000 euros récoltés pour les sauver

Intitulée « Chevaux Escadron à sauver », la page Facebook interpelle les internautes et les cavaliers ont décidé de mettre en ligne une cagnotte Leetchi pour s’approprier les équidés éparpillés dans différents centres par les huissiers. Le succès est immédiat. « Nous avons reçu énormément de messages, se réjouit Julie. Une fois la cagnotte mise en place, près de 700 participants ont fait des dons. Grâce à cet argent, nous avons pu racheter les chevaux. » Le montant des dons atteint près de 25 000 euros : un cheval ne pouvant plus être monté étant généralement revendu autour de 1000 euros, le collectif a amassé une somme suffisante pour pouvoir tous les sauver.




Le triste sort des vieux chevaux de club

A travers cette histoire,  Julie T. souhaite profiter de l’occasion pour sensibiliser le plus grand nombre au sort des chevaux de club envoyés en boucherie une fois trop vieux. Le surplus d’argent servira par ailleurs à financer les associations luttant pour sauver les vieux chevaux des abattoirs. « Le combat continue, estime Julie Trossat. Ces chevaux méritent une fin de vie paisible. Pour ma part, je trouve que les accompagner dans leur retraite est un moment très réjouissant. C’est pourquoi nous nous sommes battus. » La cavalière s’occupe désormais de Nyara (17 ans), une jument qui va pouvoir profiter d’une retraite heureuse à l’instar de ses autres compagnons du centre.

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