18 mois de prison ferme pour avoir tué son chien Nestor d’une balle dans la tête.

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Déjà incarcéré pour une autre affaire, le coupable a été condamné ce mardi 12 février par le tribunal de Rodez à purger une peine de 18 mois supplémentaires et à verser plus de 11 000 € à différentes associations de protection animale.

L’affaire avait fait grand bruit en Aveyron. Et au-delà. En octobre dernier, dans la forêt de Combes (commune d’Aubin), une promeneuse découvrait un chien, errant, et bien mal en point. Les vertèbres fracturées, ce dernier, prénommé Nestor, avait dû être euthanasié dans la foulée pour abréger ses souffrances… Mais, les examens réalisés par une vétérinaire montraient surtout qu’une balle, de calibre 22, était logée dans la tête de ce tout jeune beauceron croisé malinois !




Une enquête a alors rapidement été ouverte. Quelques jours après la macabre découverte, un jeune homme, domicilié au Gua, était interpellé. Récent propriétaire du chien, ce dernier est vite passé aux aveux lors de son audition. Surtout, les policiers decazevillois découvraient que celui-ci était « en cavale », même s’il ne faisait pas l’objet d’un mandat d’arrêt, pour ne pas avoir purgé une peine de sept mois d’emprisonnement à la suite d’un incendie volontaire…

Incarcéré depuis, le futur trentenaire, originaire de la banlieue parisienne, était jugé ce mardi 12 février au tribunal de Rodez. Face à lui, trois avocats étaient venus, dont certains de Paris, représenter six associations animales constituées parties civiles dans ce dossier à l’image de la SPA, la fondation Brigitte Bardot ou encore 30 millions d’Amis. Toutes attendaient des explications sur ce geste « écœurant, abject », comme l’a qualifié le juge, Hervé Olivier.

« C’était pour éviter qu’il ne morde des gens »

« Ce chien devenait méchant, il avait attaqué une jeune fille. Il m’attaquait moi également… J’ai agi ainsi et je le regrette. J’ai tiré sans regarder, je pensais qu’il était mort sur le coup. J’ai vomi après mon geste […] Je suis incapable de tuer un lapin », a notamment tenté d’expliquer le prévenu, à voix basse, dans le box des accusés. « Vos explications me consternent », lui a rétorqué le substitut du procureur Chérif Chabbi, qui n’a pas hésité à parler d’un « sentiment d’être aux assises devant une telle horreur ». Ce dernier a requis 14 mois de prison ferme. Le président, Hervé Olivier, a été plus loin en condamnant le prévenu à 18 de prison ferme et de lourdes amendes : 11 700 € au total à verser aux associations de défense animale constituées parties civiles.

Surtout, l’homme a désormais interdiction de posséder un quelconque animal. Une condamnation qu’il a accueillie… en hochant la tête.

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